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Médecines complémentaires

Sortez le romarin de votre cuisine, donnez-le à vos vaches !

par Dr Cyrielle CORBIER

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Le romarin, plante aromatique très utilisée en alimentation pour parfumer les grillades et toutes sortes de viandes, possède des propriétés médicinales dignes d’intérêt pour les hommes tout comme pour votre troupeau ! Quelles vertus méconnues renferme-t-il ? En quoi peut-il être bénéfique ?

Abondant à l’état sauvage sur tout le pourtour méditerranéen, le romarin aime les terrains calcaires et les contrées arides et rocailleuses pour se développer. Néanmoins, il pousse facilement dans tous les jardins, même en Normandie !

Appartenant à la famille des Labiacées, le romarin officinal (Rosmarinus Officinalis) peut être utilisé sous forme de plantes séchées (les feuilles = sommités fleuries) comme constituant de compléments alimentaires (phytothérapie) mais également après extraction aromatique, sous format huile essentielle (aromathérapie). Il en résulte alors plusieurs chémotypes ayant des propriétés différentes : huile essentielle de romarin à camphre, à cinéole ou encore à verbénone.
 

En élevage, de nombreux produits à visée hépatique contiennent du romarin en tant que plante ou comme huile essentielle (chémotype à verbénone). En effet, ces formats possèdent des propriétés agissant sur le foie :

  • Cholagogue = favorise l’élimination de la bile
  • Cholérétique = favorise la production, la sécrétion de la bile
     

 

Ils ont donc une action de drainage sur cet organe. Or, lorsque l’on sait que le foie assure 4 grandes fonctions dans l’organisme à savoir : la gestion de la digestion et du métabolisme, la détoxification et l’immunité ; s’il fonctionne mieux, l’ensemble de ses missions seront alors mieux assurées ! Ainsi, des compléments alimentaires à l’exemple de l’Hépa’Nat® qui contient du romarin dans sa composition, pourront être utilisés sous forme de cure afin de soutenir les fonctions métaboliques, favoriser la digestion dès que le besoin s’en fait sentir (transitions alimentaires, après un passage viral, baisse de forme globale du troupeau, ...). Sous cette forme, le romarin est également un puissant antioxydant, luttant contre le vieillissement des cellules. Par ses actions dépuratives et de régénération cellulaire, il joue un véritable rôle d’hépatoprotection.

L’huile essentielle de romarin à camphre n’est pas utilisée en élevage. En effet, elle est surtout reconnue comme décontractant musculaire et possède des propriétés secondaires inappropriées sur un troupeau (effets neurotoxiques et abortifs).
 

Le dernier chémotype est l’huile essentielle de romarin à cinéole. Il porte ce nom car la molécule 1,8 cinéole est majoritaire et lui confère des propriétés spécifiques. Ainsi, par ses actions anti-infectieuses, anticatarrhales, expectorantes et mucolytiques, on retrouve cette huile dans la composition de produits soutenant la fonction respiratoire. Elle peut également être déposée sur des supports olfactifs en élevage afin d’agir comme le ferait une inhalation lorsque des troubles respiratoires sont constatés sur un lot d’animaux.
 

       

Vous l’aurez donc remarqué, l’étendue du champs d’action du romarin est vaste !

 

Il pourra à la fois ravir vos papilles tout en maintenant une bonne santé à votre troupeau. Pour donner un coup de pouce à leur métabolisme hépatique ou pour soutenir leur fonction respiratoire, n’hésitez plus, ayez le réflexe, pensez au romarin pour vos vaches !

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